LE CIEL ET LE MONDE SPIRITUEL

 

Sadhou Sundar Singh

 Introduction


       Ce petit livre est un condensé de ce que nous savons au sujet du saint vieillard que le Sadhou Sundar Singh rencontra au Kailas, une haute montagne enneigée de la chaîne de l’Himalaya. Ce qui est décrit dans ces pages est ce que l’auteur a entendu de la propre bouche du Sadhou Sundar Singh, et dont il a pris note. Les récits du saint homme sur le Ciel et ses habitants seront reçus par certains comme une grande révélation, inspirée de Dieu et édifiante. Mais ils amèneront une consternation sans précédent chez d’autres, qui trouveront très difficile de donner crédit aux affirmations de cet homme.
       Ce n’est là qu’une question d’opinion personnelle et chacun est libre de penser ce qu’il veut. Nous laisserons donc le lecteur seul juge de cette narration.
      Nous ferons simplement remarquer que ces récits, qu’ils soient exacts ou pas, ont été et seront encore pour beaucoup une source d’édification et d’aide spirituelle véritable.
       Quant à prouver l’existence de ce saint homme, surtout lorsqu’il affirme être alors âgé de 318 ans, c’est un autre problème. Peutêtre pourrait-il être résolu par quelqu’un qui organiserait une expédition sur les lieux mêmes où il a vécu.
        Mais ceux qui critiqueront les affirmations du Sadhou sur le Maha Rishi seront bien plus nombreux que ceux qui voudront marcher 800 kilomètres à travers les rochers escarpés des vallées himalayennes pour prouver ou infirmer son existence une fois pour toutes.
         Ce que nous pouvons donc dire nous-même, quant à l’existence de ce vieillard, c’est que le Sadhou Sundar Singh n’est certainement pas quelqu’un à qui l’on ne puisse pas faire confiance.
        Car ce dévoué serviteur du Seigneur, ce véritable homme de Dieu, a donné sa vie entière et sans réserve pour le service du Maître. Enfin, nous prions le lecteur de prendre garde à ne pas juger trop hâtivement ces récits. Car il peut trouver en eux une réelle nourriture pour son âme, ainsi que la solution à des problèmes déconcertants, que ni les volumes de théologie, ni tous les livres des librairies spécialisées n’ont su ni résoudre ni expliquer. L’auteur considérera que son oeuvre aura été bénie si les coeurs sont touchés, et rapprochés de la lumière qui filtre dans ces pages. Alfred Zahir

Sundar Singh rencontre le Maha Rishi

 

        Sundar Singh a pratiquement voyagé à travers toute l’Inde. Mais il a toujours eu une attirance particulière pour les régions montagneuses du nord du pays. Les gens y sont en général ignorants et les autorités y sont opposées à l’influence et à la propagation du Christianisme. La lecture de « L’amour de la croix » suffit à montrer au lecteur les dangers qu’encourent ceux qui voyagent à travers ces régions.

         C’était au cours de l’été 1912, alors qu’il prêchait dans plusieurs districts d’altitude, tels Tehri Garwal et Gangotri, que Sundar se rendit jusqu’au Kailas, un pic de l’Himalaya culminant à 6715 m, considéré comme très sacré par les Tibétains et les Indiens et regardé comme la demeure de nombreux maîtres et prophètes hindous. Quelque part en chemin, de façon soudaine, Sundar aperçut une croix de pierre fixée sur un rocher. Sa surprise fut grande de voir une croix dans cet endroit connu pour être le haut lieu des dieux hindous. Il décida immédiatement d’en chercher une explication. Mais une longue et fatigante marche de plusieurs kilomètres autour de cet endroit n’aboutit qu’à plus de confusion. Et en outre il en perdit son propre chemin.

          Après avoir erré désespérément pendant plusieurs jours, Sundar fut contraint de remettre ses recherches à plus tard et de redescendre dans la plaine. Sur le chemin du retour, alors qu’il descendait une forte pente, le soleil était si éblouissant qu’il l’aveuglait au point de ne pouvoir plus distinguer où il mettait ses pas. Il avançait ainsi sans savoir où il allait quand il perdit soudain l’équi libre et dégringola la pente. Il tomba quelques mètres plus bas et le choc le laissa inconscient quelques minutes.

         Quand il revint à lui et qu’il ouvrit les yeux, il réalisa qu’il se trouvait devant une énorme caverne à l’entrée béante, devant laquelle était assis un vieillard aux cheveux blancs et à la silhouette effroyable. Sundar Singh fut envahi d’une telle peur à cette vision inquiétante qu’il faillit s’évanouir une deuxième fois. Examinant plus attentivement la silhouette qui se tenait devant lui, il n’eut alors plus aucun doute. Il s’agissait bien d’un être humain. Mais à l’aspect de la chevelure longue et flottante qui recouvrait tout son corps, il ressemblait plutôt à un ours. Voici de quelle façon Sundar l’a dépeint :

          « Sa chevelure et sa barbe étaient si longues qu’elles touchaient le sol tandis que ses sourcils formaient une sorte d’écran sur son visage. Ses ongles – dont il se servait pour creuser – mesuraient plusieurs centimètres. Il ne portait pas de vêtement mais sa longue chevelure habillait pratiquement tout son corps. »

        Comme Sundar avait souvent entendu parler de maîtres hindous dans ces régions, il pensa qu’il s’agissait sûrement d’un de ces prophètes. Depuis le début, Sundar était resté sans bouger en se demandant comment il allait engager la conversation. Finalement, il se ressaisit et lui adressa la parole dans son propre dialecte. D’abord, l’homme sembla ne pas tenir compte des mots de Sundar. Il était assis, les yeux fermés. Il ne les avait pas encore ouverts. Mais, une minute ou deux après que Sundar eût parlé, l’homme ouvrit les yeux. « Ces yeux, dit Sundar, étaient si brillants et si perçants qu’ils semblaient regarder le fond de mon coeur et lire mes pensées. » Après que le vieillard eût ouvert les yeux, il prononça ces mots : “Avant que nous commencions à parler, ayons un moment de Prière.“

 

 

         Et disant cela, il ouvrit son volumineux Nouveau Testament de parchemin et fit une lecture dans l’Évangile de Matthieu, au chapitre 5. La lecture terminée, il se mit à genoux et pria d’une manière ardente et solennelle, en terminant « au nom du Seigneur Jésus ». Comme tout cela était étonnant pour le pauvre Sundar qui jamais ne s’était attendu à trouver un homme dans ces endroits désolés, et encore moins un chrétien consacré et un homme de prière. Il pensa tout d’abord que l’homme le trompait. Mais la conversation qui suivit lui confirma que tout ceci avait été conduit par l’intervention divine et que Dieu l’avait amené là afin de l’enseigner et de lui révéler ce qui manquait à sa connaissance des choses spirituelles ; et également afin de faire de lui un serviteur de Dieu plus fort et plus fidèle. Sundar demanda alors au vieil homme de lui raconter son histoire et de lui expliquer les circonstances qui l’avaient amené là. Ce qui suit est donc un résumé de sa vie dans les termes qu’il a utilisés à l’égard du Sadhou.

 

 

Le Maha Rishi raconte sa vie

 

 

       « Je leur donnerai la vie éternelle, et ils ne périront pas, car nul ne les ravira de ma main. » (Jean 10:28). Il y a de cela 318 ans, je suis né à Alexandrie, en Égypte, dans une famille musulmane. A l’âge de trente ans, j’ai renoncé au monde. Je suis devenu un ermite, afin qu’au travers de veilles nocturnes et de méditations journalières je puisse atteindre les mystères divins et aboutir à une parfaite connaissance des choses spirituelles. Mais bien que j’aie lutté durement pour y arriver et trouver du repos pour mon âme troublée, il semblait que rien ne m’aidait pour atteindre ce but. Au contraire, au fur et à mesure que s’écoulaient les jours et les semaines, mon âme était de plus en plus tourmentée et j’aspirais à quelque chose qui me donnerait la force de vaincre cette guerre intérieure, et qui apporterait la paix et le repos à mon coeur triste. Je me débattais dans ces souffrances spirituelles, lorsqu’un jour j’entendis dire qu’un chrétien était venu en Inde et qu’il prêchait un sauveur, capable selon lui d’apporter le salut aux pécheurs et de donner du repos aux hommes fatigués. Quand j’entendis cela, j’eus moi aussi envie de rencontrer ce chrétien et de lui demander s’il pouvait faire quelque chose pour m’aider dans mes difficultés. J’étais en train de préparer une rencontre avec ce saint homme, lorsqu’à ma grande joie il vint lui-même un jour vers moi. Il me vit si triste qu’il me parla du plus profond de son coeur pour me réconforter et réjouir mon esprit abattu. Dans sa conversation, il me parla beaucoup du Seigneur Jésus, de la vie simple et exemplaire qu’Il avait vécue sur la terre, de Son pouvoir de sauver les pécheurs, de Son amour et de Son attention pour les perdus et les délaissés. L’amour et la sympathie de cet homme de Dieu, et le peu qu’il me dit au sujet de Jésus affectèrent étrangement mon coeur. Je devins conscient, d’une forte conviction intérieure, que le moment était proche où mon épreuve allait prendre fin et où j’allais enfin atteindre cette paix du coeur et cette joie de l’âme que j’avais si longtemps cherchées, mais en vain. Après cette première visite, ce chrétien m’en fit plusieurs autres. Il me parla davantage de Jésus-Christ et de son pouvoir de salut. Plus j’en entendais et j’en apprenais à propos du Sauveur, plus mon coeur était conquis par Lui. Finalement, je n’eus plus aucun doute sur le fait que Jésus – et Jésus seul – pouvait apaiser mon âme troublée et m’introduire dans la paix et la joie. Je reçus le baptême de mon maître et je devins chrétien. Aussitôt, une joie nouvelle entra dans mon âme et je reçus un désir ardent d’aller parler à d’autres du Sauveur de mon âme. Aussi, je priai mon maître d’accepter que je le suive dans sa tournée d’évangélisation à travers le pays, afin que je puisse aussi en apprendre davantage et être fortifié dans la foi. Il accepta ma requête avec joie, et je suivis le saint homme dans sa tournée. Cet homme vénérable qui m’enseigna s’appelait Jernaüs. Il était le neveu de Francis Xavier, missionnaire jésuite mondialement connu et peut-être le plus grand des missionnaires jésuites qui parcoururent l’Orient. (Note de l’auteur : Francis Xavier (1506-1552) a été appelé « l’apôtre des Indes ». On a dit de lui : « Sa charité était sans mesure, son courage était héroïque, et son oeuvre missionnaire en Inde, au Japon et dans d’autres pays d’Extrême-Orient a été suivie de résultats stupéfiants. ») Ce Jernaüs, quant à lui, a voyagé dans pratiquement le monde entier. Il a aussi passé plusieurs années en Inde où, entre autres, il a baptisé l’empereur Akbar et plusieurs autres éminents personnages et autorités religieuses de l’époque. Le Nouveau Testament de parchemin est aussi quelque chose que j’ai reçu de mon maître. C’est pour moi un précieux trésor. Il et l’une des rares copies du Nouveau Testament qui ait été écrites à l’époque de l’empereur Constantin. Francis Xavier a lui-même possédé ce parchemin plusieurs années. C’est à sa mort qu’il est devenu la possession de son neveu Jernaùs qui m’a enseigné. Après être resté plusieurs années en compagnie de mon précepteur, je suis parti seul. Il m’a demandé d’aller là où je serais conduit et d’y prêcher la Parole de Dieu. Selon son conseil, je suis parti. Et j’ai presque parcouru le monde entier. Pendant 75 années entières, soit jusqu’à l’âge de 150 ans, j’ai prêché la Parole de Dieu de ville en ville et de pays en pays. J’ai travaillé dans beaucoup de pays différents, et en conséquence, je parle aujourd’hui couramment 21 langues. Ayant atteint l’âge de 150 ans, mes facultés physiques et mentales commençaient à décliner, et je sentais que je n’allais plus pouvoir très longtemps continuer mon travail. Je décidai de passer le reste de mes jours dans la solitude et le repos du corps, et de finir ma vie en passant tout mon temps dans la prière, la méditation, et l’intercession pour les serviteurs de Dieu engagés dans Son oeuvre. C’est avec cette intention que je vins dans cette région de l’Inde que j’avais parcourue un certain nombre d’années auparavant. Le lieu que j’ai choisi se trouve à de nombreux kilomètres de toute habitation et il n’y a aucun risque qu’un humain vienne troubler l’aisance et la tranquillité de ma vie solitaire. C’est un havre parfait de paix et de repos. Tout autour de moi s’étend le jardin de la nature qui abonde en toutes sortes de fruits et de plantes. Et c’est de cela que je me nourris. Certains de ces fruits et de ces plantes ont des propriétés spécifiques pour guérir certaines maladies. D’autres contiennent véritablement le jus qui donne la vie. C’est en les consommant que j’ai gardé de telles forces en moi. En hiver, lorsqu’il neige jour et nuit, plusieurs ours viennent dans la caverne. Quand nous sommes les uns contre les autres, nous nous tenons chaud mutuellement.

 

 

LA MISSION ACTUELLE DU MAHA RISHI

 

 

         Après avoir passé ici plusieurs années, je pensai que l’heure était venue pour moi de quitter ce tabernacle mortel pour ma demeure céleste. Mais bien que je fus très avancé en âge, je ne sentais aucun déclin dans mes facultés physiques et mentales. Un jour que j’étais assis, méditant et priant Dieu de m’appeler « à la maison » si c’était sa volonté, j’ai soudainement entendu un étrange bourdonnement dans la grotte. C’était comme s’il y avait des centaines d’oiseaux à l’intérieur. J’ai regardé en haut. J’ai regardé en bas. Mais je n’ai rien vu. Le bruit a continué un certain temps, et comme je ne pouvais rien voir, je me suis mis à genoux et j’ai prié : « Ô Dieu, si un mystère spirituel est caché derrière tout ceci, révèle-le à Ton serviteur et fais moi connaître Ta volonté. » Cette prière était encore sur mes lèvres quand je sentis comme si quelqu’un avait touché mes yeux. A peine cette main se fut-elle retirée que mes yeux spirituels furent ouverts. Je vis qu’à côté de centaines d’anges qui remplissaient ma caverne, il y en avait une armée entière qui descendait du Ciel et chantait des hymnes de louanges à la gloire de Dieu. Derrière cette armée, je vis leur Roi, Christ lui-même, descendant du Ciel et venant vers moi. Devant cela, je tombai sur ma face et L’adorai. Mais aussitôt, le Maître me prit par la main et me fit me relever en m’adressant ces mots : « Mon serviteur fidèle, je t’accorde maintenant la vie éternelle. Car tu ne mourras jamais. Tu vivras dans ton corps jusqu’à ma seconde venue, qui maintenant est proche. Tu passeras dorénavant ton temps à prier et à intercéder pour mon Eglise qui combat sur la terre. Ce sera ta mission spéciale. » Quand le Seigneur eût fini de me parler, un coeur nouveau me fut donné, un coeur lavé du péché et de ses souillures. Je me sentais comme né une nouvelle fois. Puis je vis le Seigneur et Sa grande armée de saints anges repartir vers les lieux célestes. Après qu’ils s’en furent allés, plusieurs saints vinrent alors vers moi et me souhaitèrent de la joie dans ma régénération. Ils me parlèrent du grand privilège qui m’avait été accordé. Ils étaient de ceux qui avaient achevé leur course terrestre et qui étaient entrés dans leur repos éternel. Ils avaient gagné la couronne de gloire. Depuis ce jour, certains de ces saints sont toujours avec moi. Ils m’aident à accomplir les tâches qui m’ont été confiées par Dieu. Maintenant, mon seul service est de prier et d’intercéder pour les différentes branches de l’Eglise de Christ répandue à travers le monde. Je commence ma journée par des heures de prière et d’intercession. Je chante des hymnes et des psaumes à la gloire de Dieu. Je lis et je médite Sa Sainte Parole. Dieu m’a également accordé un autre privilège particulier : celui de visiter chaque partie du monde en esprit. Car comment pourrais-je autrement intercéder pour les différentes églises sans connaître leurs besoins particuliers et leurs faiblesses. Pendant les quelques heures du jour que je passe à visiter en esprit différentes personnes et différents lieux, mon corps reste étendu au fond de la caverne.

 

 

La communion des saints

 

 

        En plus du grand privilège d’avoir la permission de me déplacer en esprit indépendamment de mon corps, la constante communion des saints m’aide et me fortifie beaucoup. Dans le credo des apôtres, vous dites « Je crois à la communion des saints. » Non seulement je crois ; mais je vois cette merveilleuse communion, chaque jour, à chaque heure, avec mes yeux spirituels. Juste avant que tu viennes, François d’Assise, Lynus et Polycarpe étaient présents avec moi dans l’esprit. Lynus est le saint qui est le véritable auteur de « l’Imitation de Jésus-Christ », dont on a confié par erreur l’origine à Thomas A. Kempis. Mais Lynus n’est pas affecté par cette fausse attribution. Car il dit que le seul objet de son travail était de glorifier le nom de Jésus-Christ. Et ce but a été atteint. « Après tout, dit-il, qui étais-je pour avoir pu écrire des choses aussi profondes ? C’est sous l’inspiration de Christ que je les ai écrites. Aussi, que la gloire Lui revienne. »

 

 

LA RELATION ENTRE L’AME ET LE CORPS

 

 

        Au cours de la conversation, le Maha Rishi fit remarquer que son esprit avait non seulement la permission de voyager sur la terre, mais qu’il avait aussi parfois accès au Ciel. Sundar fut grandement surpris en entendant cela. Il demanda au Rishi comment un esprit pouvait voyager indépendamment du corps, puis y retourner. Voici ce qui lui fut répondu : La relation entre le corps et l’âme est si ténue que le langage humain ne peut la décrire, ni l’intelligence la comprendre. Pour qu’il se produise une séparation complète et définitive de l’âme et du corps, le brisement de ce fin lien est indispensable. Les textes suivants te confirmeront ce que je dis et te diront également qu’une séparation temporaire entre l’âme et le corps n’est pas impossible. Même l’Ecriture en rend témoignage. Examine attentivement les textes suivants : Ecclésiaste 12:8: « Avant que le cordon d’argent se détache… avant que la poussière retourne à la terre comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » 2 Corinthiens 12:2-4. L’apôtre dit : « Je connais un homme en Christ qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu’au troisième Ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). Et je sais que cet homme… fut enlevé dans le paradis et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. » 1 Corinthiens 5:3-4. L’apôtre dit : « Pour moi, absent de corps mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé comme si j’étais présent,…  » Colossiens 2:5. L’apôtre dit à nouveau : « Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous, et la fermeté de votre foi en Christ. » 2 Rois 5:26. Elisée dit à son serviteur Guéhazi, qui est parti en courant après Naaman : « Mon esprit n’était pas absent lorsque cet homme e quitté son char pour venir à ta rencontre. » Ces textes de la Bible suffisent à prouver que le privilège du Maha Rishi de se déplacer en esprit hors de son corps n’est pas contraire à la Parole de Dieu. De plus, le Rishi a relaté plusieurs faits avec une précision extrême, des faits qui sont arrivés au Sadhou à des centaines de kilomètres du Kailas. Il a raconté par exemple au Sadhou comment ce dernier avait dormi, une nuit, avec une panthère ; comment, une autre fois, il avait rencontré un homme étrange qui tenait un agneau. Il lui relata également avec exactitude le déroulement de l’accident survenu au Sadhou alors que celui-ci était en chemin pour le Kailas ; et comment, en tombant, il s’était cassé l’ongle du gros orteil. De plus, il raconta au Sadhou que plusieurs jours avant son arrivée à la grotte, il savait qu’il viendrait. Et c’était pour cela qu’il l’avait trouvé. « Ce n’est pas quelque chose de très habituel, dit le Rishi, mais j’étais absent d’ici pendant tout le temps qu’a duré ton chemin jusqu’ici. »

 

 

LE MAHA RISHI EXPLIQUE SON VERITABLE NOM

 

 

         « Et vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. » Jean 14:20 En entendant ces choses merveilleuses que seul – c’était maintenant sûr – un serviteur de Dieu véritable et consacré pouvait connaître et rapporter, le Sadhou acquit bientôt la conviction que ce vieil homme était un grand prophète et un homme spirituel très profond. Mais afin d’en avoir une confirmation absolue, il poussa plus loin son investigation en posant au saint homme un certain nombre de questions. Pour chacune d’elles, il reçut une réponse qui lui donna entière satisfaction, et toutes ces réponses étaient étonnamment judicieuses. Mais l’explication que le Rishi lui donna au sujet de son nom est peut-être la plus merveilleuse de toutes. A la question du Sadhou « Comment t’appelles-tu ? » Le Rishi répondit ceci : Quand j’étais un homme pareil à tous les autres, j’avais un nom terrestre. Mais maintenant, je ne suis plus comme les autres hommes. Mon nom est « CHRETIEN ». Regarde le mot « pécheur » (SIN en anglais) qui était mon ancienne condition. J’avais alors une nature de pécheur comme l’ont tous les êtres humains. Mais maintenant, le I (moi, en anglais) a été changé en O (le cercle), c’est-à-dire qu’une vie sans limites est venue en moi, qui n’a ni commencement ni fin. Ce qui était « SIN » (pécheur) s’est changé en « SON » (fils). Le Seigneur Jésus habite en moi. Il n’a ni commencement ni fin. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Maintenant, par Sa grâce, je suis mort au péché, mais vivant en mon Sauveur Jésus-Christ. A Lui soit la louange et la gloire ! Maintenant et à jamais ! Amen !

 

 

Relations entre le monde matériel et le monde spirituel

 

 

Après avoir donné cette brève explication de la signification de son nom, le Maha Rishi décrivit différentes scènes auxquelles il eut l’occasion d’assister en esprit. Certaines sont relatées ci-après en ses propres termes.

 

 

VAINQUEUR OU VAINCU

 

 

       Beaucoup de gens semblent penser que ce qu’il font dans le secret n’est connu de personne, excepté d’eux-mêmes. Mais rappelezvous les paroles de Paul, et ce que le Seigneur Jésus lui-même e dit : « Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » (Matthieu 10:26) Ce que le Seigneur et l’apôtre évoquent, je l’ai expérimenté de mes propres yeux. Une fois, présent en esprit à Liverpool, je me rappelle avoir vu un homme près duquel le frère aîné et la grand mère étaient aussi présents en esprit. Tous deux avaient été, de leur vivant, des gens craignant Dieu. Et il n’y avait pas que nous. Une armée d’anges était là également. Le voyant commettre un horrible péché, les deux parents de cet homme répandirent des larmes d’une amère tristesse, se désolant sur leur proche, indigne. Moi-même, je fus profondément attristé de ce que je vis. C’est alors qu’un ange me dit ceci :

– Ce que cet homme est en train de faire maintenant lui sera remis en mémoire après sa mort. Mais quand bien même il se repentirait alors et demanderait pardon, cela ne lui sera pas accordé. A une autre occasion, à Pittsburg, je vis un homme qui était assailli par une très forte tentation de péché. Mais au lieu de donner accès à ses désirs, cet homme tomba plusieurs fois à genoux et pria pour que l’aide divine le délivre de sa mauvaise passion. C’était une lutte terrible, qui se menait devant ses parents, présents en esprit également et qui l’observaient avec un grand suspense. Finalement, par la prière, il vainquit sa tentation. Voyant cela, ses parents se réjouirent énormément, de même que les centaines d’anges qui étaient aussi témoins de la scène. Ceuxci remontèrent alors au Ciel, chantant des hymnes et des louanges à la gloire de Dieu qui avait sauvé une âme de la chute.

 

 

LE FILS UNIQUE D’UNE VEUVE

 

 

        Nos parents et nos bien-aimés qui ont quitté cette vie transitoire suivent nos vies d’êtres humains avec un grand intérêt. Ils partagent nos joies, nos tristesses et nos souffrances, et parfois ils viennent tout près de nous, bien que nous ne puissions jamais les voir avec nos yeux charnels. Je me souviens avoir vu un jour une chose particulièrement touchante. Une veuve chrétienne, à Madras, avait un fils unique qui tomba très gravement malade et mourut en quelques semaines. Cette pauvre mère fut très fortement secouée par la perte de son jeune fils. Elle passait tout son temps à pleurer et à se lamenter. Un jour qu’elle était assise et pleurait de tout son coeur sur ce cher fils, j’étais là, en esprit, et je voyais son fils assis sur ses genoux. Il essayait de la réconforter et lui disait :

– Ma chère maman, pourquoi pleures-tu ? Regarde. Je suis entré dans le repos éternel et je suis bien plus heureux que lorsque j’étais sur terre, malgré ce que le monde a pu faire pour moi. N’aie pas tant de chagrin. Dans peu de temps tu seras toi aussi avec moi. Mais ces paroles n’avaient aucun effet sur la pauvre mère, car elle ne pouvait ni le voir, ni l’entendre. Alors, le jeune homme devint tout triste ; et le cœur brisé, il demanda la permission d’apparaître en chair à sa mère, afin qu’il lui explique la futilité de sa peine. Mais à sa grande déception, une telle permission ne lui fut pas accordée. Ces récits montrent donc que nos proches qui nous ont quittés regardent et observent nos pensées et nos actions. Ils ont le désir de nous apparaître en chair, reprit le Maha Rishi, afin de nous mettre en garde contre les ruses du malin, et de guider nos pas sur le chemin du salut. Mais ceci leur est rarement accordé, car, à leur requête, Dieu répond invariablement ceci : “Ils ont maintenant, sur la terre, beaucoup de mes serviteurs bienaimés. Qu’ils apprennent les choses à partir de leurs vies et de leurs enseignements.” On se souviendra que notre Seigneur Jésus Lui-même a enseigné un jour une leçon similaire (voir Luc 16:19-31). Quand voulant épargner à ses proches les tourments qui étaient sa part, le mauvais riche implora Abraham afin qu’il envoie quelqu’un en rendre témoignage à ses frères. Il reçut d’Abraham cette réponse : « Ils ont Moïse et les Prophètes. Qu’ils les écoutent ! »

 

 

NOS ANGES GARDIENS

 

 

         Chaque serviteur fidèle du Seigneur, dit encore le Maha Rishi, bénéficie de l’aide des anges gardiens que Dieu lui a affectés. En permanence, ils sont avec lui pour le secourir et le réconforter dans les moments de faiblesse et de désespoir. Nul ne peut voir ces anges, exceptés ceux – très peu nombreux – qui s’immergent dans l’amour divin au point d’avoir leurs yeux spirituels partiellement ouverts. Alors, de temps en temps, ils saisissent quelque aperçu du monde spirituel, et ils commencent à comprendre les mystères de la communion des saints. A part un groupe particulier d’entre eux, la plupart des esprits bénéficient de la plus entière liberté de visiter n’importe quel endroit de la terre. Mais il est rare qu’on entende parler d’esprits célestes qui apparaissent à des êtres humains. Ceci ne vient d’ailleurs nullement d’une quelconque restriction imposée par Dieu. La seule raison, c’est que leur nature céleste exempte de péché leur donne une aversion naturelle à l’égard de la nature souillée des êtres humains. L’odeur même du péché, autant que le péché lui-même, est répugnante à leur nature céleste. Aussi cela leur estil très déplaisant et pénible d’être appelés par les hommes. Par exemple, quand Saül appela l’esprit de Samuel, Samuel dit à Saül : « Pourquoi m’as-tu troublé en me faisant monter ? » (1 Samuel 28:15) D’un autre côté, les mauvais esprits ne sont que trop prêts à s’immiscer dans les affaires humaines. Et du fait que leur nature profonde soit le péché, ils brûlent d’un ardent désir de satisfaire cette nature pécheresse. Mais comme il leur est impossible d’avoir eux-mêmes un corps physique, c’est lorsqu’un être humain commet un péché que leurs viles convoitises en tirent quelque profit. Ils trouvent là également une certaine satisfaction dans l’assouvissement de leurs propres passions. Du reste, la connaissance qu’ils ont de leur destin après le Jour du Jugement rend ces mauvais esprits désespérément misérables. Ils savent que le jour vient où la torture éternelle de l’enfer sera leur sort. Aussi, leur seule ambition, leur seul plaisir, c’est d’entraîner d’autres humains dans des actions mauvaises, afin qu’ils soient avec eux les héritiers de l’enfer. Tous les esprits récoltent le fruit de ce qu’ont été leurs oeuvres terrestres. Mais il y en a d’autres qui ne sont pas entièrement responsables de leur sort final.

 

 

LA JEUNE FILLE MECHANTE ET LE JEUNE HOMME BON

 

 

       Une fois, par exemple, en Angleterre, j’étais là en esprit quand pour une jeune fille sonna l’heure de la mort. Ses parents n’avaient jamais pris soin d’elle. Ils lui avaient permis de grandir dans les voies de la méchanceté. Après sa mort, quand elle arriva dans le monde spirituel, on lui fit savoir ce que serait sa fin. A ceci, elle s’emporta vivement. Et dans sa colère et son désespoir, elle se mit à maudire ses parents qui ne l’avaient jamais réprimandée dans ses mauvaises actions, ni avertie de leurs conséquences. Une autre fois, j’ai vu un garçon qui avait été très bien élevé et très bien enseigné par des parents chrétiens. Quand à sa mort il vit qu’il avait hérité la joie et la paix éternelle, il se sentit profondément reconnaissant envers son père et sa mère qui avaient guidé ses pas dans la droiture et l’avaient conduit sur le sentier de la vie éternelle. Elle tient les clés de l’âme en sa mission de mère. Elle forge de l’enfant le jeune caractère. Son aimante attention produira un chrétien de qui n’aurait pu être qu’un sauvage païen.

 

 

La destinée des athées et des agnostiques

 

 

     Evoquant le monde spirituel, le saint vieillard relata les faits troublants qui vont suivre afin de décrire la destinée finale de ceux qui nient l’existence de Dieu.

 

 

SUTTON, SAVANT GENEVOIS

 

 

         Un certain savant genevois, nommé Sutton, niait l’existence de Dieu. Il croyait que l’âme et la vie n’étaient qu’une seule et même chose et qu’il n’y avait aucune forme de vie dans l’au-delà. Aussi étrange que cela puisse paraître, la femme de cet homme était une chrétienne profonde et fervente, et ses enfants, qui avaient été élevés sous l’influence maternelle, étaient eux aussi des chrétiens craignant Dieu. Sa femme et ses enfants essayaient souvent d’amener Sutton à se remettre en cause. Ils voulaient le convaincre de l’existence de Dieu. Mais il ne faisait que rire à ce qu’ils disaient et il les traitait de stupides et de superstitieux. Il se produisit que l’épouse de Sutton et ses enfants moururent tous l’un après l’autre. Quelques années plus tard, Sutton mourut à son tour. Il n’y avait donc, selon lui, pas de vie après la mort. Aussi, quand l’heure de sa mort approcha, il pensa que tout serait terminé au moment où son souffle s’éteindrait sur la terre. Mais à peine eût-il quitté le monde, quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver transporté dans une autre vie, bien qu’il eût laissé derrière lui le corps qui avait été son habitation terrestre. Se découvrant ainsi, Sutton pensa immédiatement à sa femme et à ses enfants qui avaient souvent essayé de le persuader qu’une vie céleste existait aussi après la vie terrestre. Il n’y avait pas si tôt pensé que sa femme et ses enfants lui apparurent, là, devant lui. Mais à sa grande déception, il s’aperçut qu’il y avait entre lui et ses bien-aimés un immense abîme qu’il était impossible à aucun d’entre eux de franchir, bien qu’ils puissent se voir et s’entendre, de part et d’autre, d’une manière tout à fait claire. Voyant sa femme et ses enfants dans une telle gloire et dans un tel bonheur, et comparant leur condition à la sienne, misérable, répugnante, repoussante, des larmes vinrent à ses yeux. Il se mit à pleurer amèrement. De l’autre côté, sa femme lui cria :

– O mon cher mari ! Tu as été triste à ma mort. Et pendant plusieurs jours, tu as beaucoup pleuré. Mais ne t’avais-je pas dit, sur mon lit de mort, que je ne faisais que passer dans une autre vie et que je te reverrais après quelque temps ? Mais tu n’as pas cru en mes paroles. Tu as persisté dans tes propres voies. Et nous voici maintenant séparés à jamais… La mort n’était qu’une séparation temporaire. Mais cette fois, la séparation est éternelle. Entendant ces mots, Sutton essaya d’atteindre sa femme en sautant depuis l’endroit où il se trouvait. Mais je vis qu’au lieu de se rapprocher d’elle, il s’enfonçait de plus en plus, tandis que sa femme et ses enfants, lui ayant tourné le dos, s’en retournaient tristement vers le Ciel d’où ils étaient venus. Certains pourraient penser que les serviteurs de Dieu qui sont maintenant au Ciel doivent ressentir beaucoup de tristesse en voyant leurs parents pécheurs agoniser dans les tourments de l’enfer. Mais pour bien comprendre qu’il n’en est pas ainsi, laissezmoi vous en dire un peu plus à propos de Sutton, de sa femme et de ses enfants. Tandis qu’ils s’en retournaient vers le Ciel d’où ils étaient venus, la femme et les enfants de Sutton se sentaient le coeur si brisé et si misérable devant son sort, qu’avant de franchir la porte du Ciel ils dirent à Dieu : « O Dieu, comment pourrons-nous vivre dans la joie du Ciel alors que l’un des nôtres qui nous est cher a été condamné à la punition éternelle des tourments de l’enfer ? » Il ne fut rien répondu à leur cri de douleur alors qu’ils étaient reconduits silencieusement vers leur maison. Mais à l’instant où ils entrèrent dans le Ciel, ils oublièrent tout de celui qui fut leur proche et ils commencèrent à se réjouir comme s’il n’avaient jamais connu ni douleur ni chagrin. Car l’atmosphère du Ciel est totalement libérée de la douleur et du chagrin. Les enfants de Satan n’ont rien à faire avec les enfants de Dieu. Tandis que les premiers n’auront devant eux que souffrance et mort éternelle, les seconds ne connaîtront plus ni tristesse, ni aucun problème. Mais ils se réjouiront dans la liberté du royaume céleste.

 

 

VISITE PAR L’ESPRIT D’UN DAMNE

 

         Outre les saints, des esprits mauvais viennent quelquefois jusqu’à moi. Une fois, j’ai eu la visite de l’esprit d’un athée de Rohtak, une ville du Pendjab, en Inde. Cet esprit paraissait très misérable et comme n’ayant pas trouvé de repos. Il me dit que durant sa vie terrestre il avait méprisé la foi chrétienne, niant même totalement l’existence de Dieu, et qu’il avait vécu dans la débauche et la luxure, persuadé qu’il n’y avait pas de vie après la mort. Il ajouta :

– Mais en quittant ma vie terrestre, je me suis retrouvé dans une autre vie. Maintenant, bien que pareillement aux autres esprits semblables je bénéficie d’une entière liberté, bien que je puisse aller là où je veux, quand je le veux, cette liberté est pire qu’une prison. Car la pensée de ce qui est en réserve pour moi me reste sur le coeur et me remplit de chagrin et de désespoir. Je cherche un soulagement mais je n’en trouve aucun. J’appelle la mort, mais elle ne vient pas. Je fus profondément touché de voir ce malheureux esprit tourner désespérément en rond dans sa tragédie.

– Mais pourquoi ne te repens-tu pas ? demandai-je. Pourquoi ne pries-tu pas pour avoir une seconde chance de repentir ?

 

 

VISITE PAR L’ESPRIT D’UN JUSTE ET PAR UN ANGE

 

 

          J’avais à peine posé ma question que je vis arriver un autre esprit. C’était l’esprit d’un juste, un homme bon, de New-York. Répondant alors à ma question, l’esprit mauvais me dit :

– Ce n’est plus possible. Car maintenant j’ai perdu l’opportunité qui m’avait été offerte. A ces mots, je pensai que peut-être je pouvais faire quelque chose pour lui. Aussi, je priai en sa faveur. Entendant ma prière, un ange vint jusqu’à nous depuis le Ciel et me dit :

– Il n’y a plus d’espérance pour cet être maintenant, parce qu’il n’y a plus de possibilité de changer sa nature qu’il a formée pendant sa vie terrestre.

Mais comme je continuais de supplier l’ange de faire quelque chose pour cet esprit misérable, l’ange l’emmena devant Dieu.

Comme Dieu connaissait sa condition, il lui apparut dans une lumière très faible. Mais même cette faible lumière était trop aveuglante pour ce fils des ténèbres et il tomba de tout son long sur sa face.

Alors, le juste, l’homme de New-York, qui avait jusque là écouté très silencieusement, me donna l’explication de cet énigme :

– Tant qu’un vase de terre est encore mouillé, il est possible de le façonner. Mais après qu’il ait été cuit dans la fournaise, toute _ tentative dans ce sens ne peut que le briser..

De la même manière, la mort est le fruit mûr de la vie. Et nul ne peut changer sa nature après la mort. C’est pourquoi cela est écrit dans le livre de l’Apocalypse (22:11) : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. »

Il n’y a aucun moyen de changer la vie de quiconque après la mort. Une vie mauvaise ne peut en aucune manière être transformée en une vie bonne, ni une vie infernale en une vie angélique.

Car chaque esprit, de la tête aux pieds, est absolument identique à ce qu’est son amour, donc à ce qu’est sa vie. Transformer cette vie en son contraire ce serait détruire complètement l’esprit.

L’homme, après la mort, continue à être semblable à ce qu’il a été sur la terre.

Personne, dans le monde spirituel, ne peut se soustraire à ses désirs, parce que ses désirs appartiennent à son amour. Son amour appartient à sa volonté, sa volonté appartient à sa nature, et chacun agit conformément à sa nature.

A la mort, bien qu’il laisse derrière lui son corps, l’homme garde et emporte avec lui dans le monde spirituel sa nature, qui est sa vie.

C’est pourquoi l’anéantissement de sa nature signifierait l’anéantissement même de son existence.

 

 

La Jérusalem d’en haut

 

 

       Evoquant les réalités du monde spirituel, le Maha Rishi relata ensuite une autre anecdote, intéressante et édifiante.

 

 

LA MORT DE MAGGY ET SON ARRIVEE AU CIEL

 

 

      Un jour, j’avais à coeur de prier pour la France. Alors que j’étais en train de prier, je vis soudain des anges qui se dirigeaient rapidement en direction de la ville de Paris. A l’interrogation que je formulai, il me fut répondu qu’ils allaient accueillir et escorter jusqu’au Ciel un esprit qui devait quitter la terre ce jour-là. Je demandai la permission de suivre les anges, afin que je puisse voir comment les esprits étaient accueillis dans le Ciel. Ma requête fut agréée et je suivis les anges jusqu’à la maison d’une pauvre femme. A l’intérieur, le corps d’une jeune fille de vingt-etun ans, prénommée Maggy, reposait sur son lit de mort. Elle était entourée de ses proches, en pleurs. Après seulement une quinzaine de minutes, l’un des anges toucha de la main les yeux de Maggy, et soudainement ses yeux spirituels s’ouvrirent. Elle vit alors qu’un grand nombre d’anges étaient venus pour l’accueillir, et avec eux, un grand nombre de ses parents et amis, décédés avant elle. Regardant un peu plus haut, elle aperçut également une grande échelle d’or qui conduisait jusqu’au Ciel, et sur laquelle descendait une autre armée de chérubins, chantant des hymnes de louange et de gloire. A droite de l’extrémité de cette échelle d’or, elle vit un énorme portail sur lequel, en lettres d’or étincelantes, étaient écrits ces mots : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Aussitôt, Maggy se souvint que c’étaient les mots que le Seigneur Jésus Lui-même avait prononcés de Ses lèvres. A peine y avaitelle pensé qu’elle vit ce Seigneur debout dans l’ouverture du portail, le visage resplendissant de lumière. Le coeur de Maggy déborda de joie et elle commença à consoler sa famille en pleurs :

– Ne vous désolez pas pour moi. Je vais très bientôt entrer dans un lieu de repos et de grand bonheur. Des centaines d’anges rayonnants de lumière sont venus jusqu’ici pour me chercher. C’est vrai. Et pas seulement des anges, mais le Seigneur Luimême m’attend à la porte… Au lieu de pleurer, vous devriez vous réjouir. Car je quitte cette vie de misère pour entrer dans le royaume du repos et de la joie sans fin. Mais ces paroles ne consolèrent en rien ses proches. Ils pensaient qu’elle délirait. Et quand arriva l’heure de s’en aller, elle s’écria :

– Seigneur, je remets mon esprit entre Tes mains.

Et elle rendit son dernier souffle.

Dès que son âme eût quitté son tabernacle terrestre, elle vit sa chère maman embrasser son corps sans vie, puis éclater en sanglots et pousser des cris à faire pitié, tandis que toute la famille pleurait aussi très amèrement.

A cette vision, le coeur de Maggy fut rempli d’une grande tristesse. Aussi, afin de les consoler, elle se mit à dire à ses bienaimés des paroles de réconfort.

Mais elle fut grandement surprise quand elle se rendit compte qu’ils ne semblaient pas l’entendre. Elle voulut alors toucher son corps et sentir son existence. Mais à son grand étonnement elle découvrit que ce corps ne pouvait pas être senti ou touché. Puis il lui fut annoncé que l’heure était maintenant venue de ne plus désormais s’attarder sur la terre.

Les anges l’escortèrent jusqu’au Ciel en formant une haie de chaque côté du chemin. Tous les deux cents mètres environ, elle en croisait des compagnies entières qui chantaient des psaumes et des hymnes en s’accompagnant d’instruments variés.

Quand elle atteignit la porte du Ciel, certains des anges qui sont parmi les plus importants sortirent pour l’accueillir.

Et le Seigneur Jésus Lui-même était là. Il étendit Sa main bénie, la reçut dans Ses bras pleins d’amour, et ils entrèrent au Ciel. Des larmes de joie emplissaient les yeux de Maggy devant ce grand honneur que le Seigneur lui faisait.

Plusieurs fois, elle demanda:

– Seigneur, qu’ai-je fait pour mériter pareille réception ? Après tout, je n’étais qu’une pécheresse.

Toute sa vie, cette jeune fille avait essayé de marcher dans les voies du Seigneur. Et dans cette marche spirituelle, elle avait accompli plusieurs actions qu’elle considérait, elle, comme insignifiantes. Mais on lui dit que tout cet honneur lui était accordé en remerciement de ce qu’elle avait fait pour Dieu au cours de sa vie terrestre. Et de même que Dieu se souvient de tout acte mauvais qu’un homme ait commis, de même l’homme reçoit la juste récompense de tout ce qu’il fait de bien sur la terre.

 

 

LES DEMEURES CELESTES

 

 

         Comme je n’étais encore jamais entré au Ciel auparavant, je demandai la permission de suivre Maggy et son escorte afin de m’en faire une idée. Ce qui me fut accordé. Voici alors ce que je vis. Dès que je fus entré dans le Ciel, je vis de hautes et magnifiques demeures qui s’étendaient sur de longues distances dans toutes les directions. Mais elles n’étaient construites ni de brique, d’argile et de mortier, ni de verre, de cristal ou d’une quelconque autre matière. Contrairement aux choses terrestres, elles n’ont pas d’existence palpable. Elles ne sont ni limitées ni illimitées mais pourtant elle existent, et elles sont si transparentes que l’oeil peut voir à travers des milliers d’entre elles. Bref, ce sont des demeures qu’aucun langage humain ne peut décrire et que l’imagination ne peut pas comprendre. Quand Maggy vit ces palais imposants et superbes, elle fut saisie de stupeur. Elle demanda aux anges qui l’accompagnaient qui étaient les occupants de ces majestueuses habitations. Il lui fut répondu que c’était là qu’habitaient maintenant les saints qui avaient combattu et gagné les batailles spirituelles sur la terre. Ces vastes demeures célestes avaient été préparées pour eux tandis qu’ils étaient encore sur la terre. Un peu plus loin, les anges s’arrêtèrent à l’une d’entre elles. Surprise devant sa magnificence étonnante, Maggy voulut savoir si elle appartenait à quelque monarque.

– Non, lui répondirent les anges, car il n’y a pas ici cette sorte de distinction. Le roi et le mendiant sont sur un même pied d’égalité. La splendeur de ces demeures ne dépend que des mérites des serviteurs de Dieu. Celle-ci est la tienne. Elle vient tout juste d’avoir été achevée aujourd’hui. En pénétrant dans sa maison de joie et de paix éternelles, Maggy vit à l’intérieur une couronne sertie de quatre gemmes étincelants. Elle demanda à qui cette couronne était destinée et ce que signifiaient ces quatre incrustations. On lui répondit que cette couronne était sienne et que les quatre pierres précieuses représentaient les quatre âmes que son enseignement biblique avait gagnées pour le Seigneur. A ces mots, Maggy explosa en débordements de joie. C’est en chantant des hymnes de louange et en exaltant le nom du Seigneur qu’elle entra dans sa demeure céleste, afin d’y habiter dans la joie et la paix qui n’ont point de fin.

 

 

La Jérusalem d’en haut (Suite)

 

 

TROIS DISTINCTIONS POUR LES SAINTS

 

 

        Après que les anges eurent escorté Maggy jusqu’à sa demeure céleste, ils me donnèrent encore quelques explications à propos de ces maisons. Parmi celles-ci, ils m’en montrèrent une dans laquelle se tenait un saint qui portait une couronne d’or.

– Cet homme, me dirent-ils, est un saint qui a vécu sur terre dans la foi et la crainte de Dieu, et qui a passé sa vie à faire le bien. Ils m’en montrèrent une autre dans laquelle était assis un saint dont la couronne était incrustée de gemmes et de rubis scintillants.

– Celui-ci, me dirent-ils, est un autre saint qui n’a pas seulement vécu une vie droite, mais qui a sauvé plusieurs autres âmes en les amenant sur la voie du salut. Le nombre de pierres précieuses de sa couronne correspond au nombre d’âmes qu’il a sauvées. Elles brilleront éternellement comme des étoiles, témoignant à jamais de son oeuvre sur la terre.

Te souviens-tu de ce qu’a dit le prophète Daniel ? « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du Ciel et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. » (Daniel 12:3) Puis on me montra encore un autre maison dans laquelle se trouvait un saint dont le corps entier était couvert d’étoiles scintillantes.

– Celui-ci, me dirent encore les anges, fait partie de ces saints qui ont souffert la persécution et le martyre pour la cause de Christ.

 

          En observant ces immenses maisons, je remarquai que certaines d’entre elles n’étaient pas habitées, que d’autres étaient inachevées et que d’autres encore n’en étaient qu’aux fondations. Je demandai pourquoi il en était ainsi. On me répondit que depuis que ces maisons avaient été affectées à des serviteurs de Dieu particuliers, l’avancement de leur construction dépendait uniquement de la progression spirituelle de ces serviteurs de Dieu.

– Quand en avançant dans la vie ils ont une progression dans leurs bonnes actions, leurs demeures célestes progressent pareillement dans leur construction. Les demeures incomplètes que tu vois ici appartiennent à ces serviteurs du Seigneur qui combattent encore sur la terre et qui ont encore devant eux bien plus d’un jour de labeur avant d’entrer dans le Ciel. Indiquant une maison vide, je demandai la raison de cette inoccupation. Un ange me répondit :

– C’est aujourd’hui même que son propriétaire vient d’achever sa course. Il est d’ailleurs sur le point d’arriver au Ciel.

Il n’avait pas achevé de parler lorsque je vis qu’un grand nombre d’anges étaient en train d’escorter un saint jusqu’à cette maison vide qui avait suscité ma question.

Oh, quelle gloire ! Car tous les fidèles serviteurs du Seigneur quitteront un jour ce monde mortel pour aller habiter leur demeure céleste, selon ce que l’apôtre Paul déclare dans sa deuxième épître aux Corinthiens, au chapitre 5 et au verset 1 : « Nous savons, en effet, que si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le Ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. »

 

 

Entretiens avec des habitants du Ciel

 

 

LE FILS DE LA VEUVE DE NAIN

 

 

        A côté de ce que j’ai vu du Ciel de mes propres yeux, je connais un certain nombre d’autres choses, qu’ont évoqué pour moi les esprits, à un moment ou à un autre. J’ai reçu une fois la visite de l’esprit du jeune fils de la veuve de Naïn que le Seigneur Jésus avait ressuscité des morts. On lit dans l’évangile de Luc, au chapitre 7 et des versets 11 à 16 : « Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelé Naïn ; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle et lui dit : Ne pleure pas. Il s’approcha et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lèvetoi. Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Voici brièvement le récit que le jeune homme m’a fait, avec ses propres mots :

– Lorsque j’ai quitté ce monde pour me retrouver dans le monde spirituel, j’ai commencé par me sentir très misérable. Je ne trouvais pas le repos. Car toute ma vie j’avais entendu de bonnes choses à propos du Seigneur Jésus, mais cependant je n’avais fait aucun cas de Lui. Lorsqu’en arrivant ici je découvris que sans Jésus nul ne pouvait être sauvé, je fus dans une très grande déception et je criai à Dieu pour qu’il m’accorde une nouvelle opportunité. Je Lui demandai la possibilité de retourner vers le monde d’où j’étais venu, afin de Le servir et de devenir ainsi un héritier du Ciel. Ceci était absolument contraire aux lois célestes. Mais pour que Christ soit glorifié au travers de mon retour à la vie, ma requête fut agréée et la permission de revenir sur terre me fut donc accordée. De retour à la vie terrestre, je fus surpris de constater que le même Seigneur (NdT : ou le même Dieu) que j’avais vu dans l’au-delà se trouvait également là, debout à côté de moi. Ceci m’étonna tellement qu’à peine le Seigneur Jésus m’avait-il rendu à ma mère je le dis à d’autres. Mais tous se moquèrent de moi et me dirent que c’était un rêve. Alors, comme personne ne voulait croire ce que je disais à propos du Ciel et de ce que j’en avais observé, je gardai pour moi toutes ces choses. Après ma résurrection, j’ai passé tout le reste de ma vie à servir le Seigneur. J’ai été l’un des soixante-dix disciples qu’il a envoyés deux par deux prêcher la bonne nouvelle à travers le monde. Après cela, il me décrivit le Ciel, ses habitants et ses immenses maisons, exactement comme je les avais vus de mes propres yeux. Ce qui précisa totalement la signification des paroles du Seigneur Jésus qui avait déclaré : « Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Et si cela n’était pas ainsi je vous l’aurait dit. » (Jean 14:2)

 

 

UN PHILOSOPHE ATHENIEN

 

 

       Un jour, j’ai reçu la visite d’un éminent philosophe d’Athènes qui m’a raconté comment il avait obtenu le salut:

– Etant versé dans mes sciences, j’aspirais grandement à connaître le monde invisible et à savoir si l’âme était une réalité ou seulement le produit de l’imagination humaine. Je poursuivais mon investigation auprès de sources diverses lorsque quelqu’un me parla du fils de la veuve de Klaîn que Jésus avait ressuscité des morts. Je me rendis vers lui et le questionnai sur ce qu’il avait vu de l’autre côté. A l’écoute de sa description du Ciel et de l’omniscience de Christ, je fus extrêmement impressionné et j’acceptai immédiatement que Jésus était vraiment le Fils de Dieu et le Sauveur de l’humanité. Je me sentis alors très heureux et je fus reconnaissant à Dieu de m’avoir donné une si précieuse opportunité de trouver Jésus pendant que j’étais encore sur terre. Oui ! Gloire à Son nom ! Car je suis vraiment un homme heureux.

 

 

UN PHILOSOPHE ROMAIN

 

 

        L’homme dont je vais maintenant parler s’appelait Phinéas. Lui aussi était un philosophe à l’époque où Christ vivait sur la terre. Il avait entendu beaucoup de choses sur Christ et sur les oeuvres merveilleuses qu’Il accomplissait, et il avait un intense désir de Le voir. Ce qui suit est la narration de sa rencontre avec Lui, en ses propres termes :

– Lorsque j’arrivais sur la terre de Canaan, je me mis à la recherche du Christ. Mais la plupart de ceux que je rencontrais sur mon chemin me disaient que je n’allais pas avoir la possibilité de le voir parce qu’il y avait toujours une foule immense autour de Lui. Ceci me déçut beaucoup. Mais alors que je m’approchais de l’endroit où l’on disait qu’Il se trouvait, je rencontrai sur le chemin un homme en train de porter son lit. Je lui demandai d’où il venait et il me répondit que c’était de l’endroit où se trouvait Jésus. Je fus particulièrement encouragé et je le questionnai pour savoir comment il s’y était pris pour L’approcher. Il se mit à rire et dit :

– Ce n’est pas difficile le moins du monde. Ceux qui vont à Lui avec de bonnes intentions ne reviennent jamais déçus. Regarde en ce qui me concerne ! Je suis resté quarante-et-un ans couché au bord du réservoir de Siloé. Il n’y avait personne pour m’aider et jamais je n’ai eu la chance de pouvoir sauter dans l’eau quand elle se mettait à s’agiter. Il se trouva qu’un jour le Seigneur Jésus passa par là et me vit de loin. Il s’approcha Lui-même de moi et me dit :

« Prends ton lit et marche ! » A peine avait-Il dit ces mots que je sautai de mon lit avec vigueur. Puis je m’en allai en louant Dieu et en glorifiant le nom très saint de Jésus. Tu vois, tu ne dois pas avoir peur ! Parce qu’un grand nombre de ceux qui ne peuvent même pas Le voir, Il les appelle par leur nom. Et Il écoute leurs requêtes. Il connaît les secrets des coeurs humains. Il guérit beaucoup de personnes en les appelant auprès de Lui. Mais des centaines d’autres recouvrent la santé uniquement en touchant le bord de son vêtement. »

Ces choses m’encouragèrent encore davantage et je poursuivis ma route en me réjouissant. Arrivant à l’endroit où était Jésus, je vis effectivement qu’une immense foule était assemblée autour de Lui. Frayant mon chemin dans la multitude, je pus m’approcher suffisamment pour pouvoir voir Sa face et L’entendre. Le visage du Seigneur se dégagea de la foule et il saisit mon regard, ou plutôt, le fond de ma pensée. Je restai absolument fasciné par le charme de Son visage, et par l’humilité et la gentillesse qui émanaient de Ses yeux: Il regardait la foule autour de Lui avec un regard mélancolique et rempli de compassion.

Alors que je voyais Son visage, je vis dans la foule quelqu’un s’avancer vers Lui. C’était un homme qui avait une main atrophiée. Quand l’homme Lui demanda d’être guéri, tout ce que le Seigneur lui répondit fut ceci : « Va, tes péchés te sont pardonnés. » Et la main de l’homme redevint normale.

On m’a raconté plus tard que cet homme avait été auparavant trésorier du temple et qu’il avait eu l’habitude de détourner de fortes sommes d’argent. L’atrophie de sa main avait été la punition de son péché. Mais comme le péché était devenu sa nature profonde, il ne lui était jamais venu à l’idée que la maladie de sa main était due à sa malhonnêteté. Mais au moment où le Seigneur lui avait dit : « Tes péchés te sont pardonnés. » il reçut instinctivement la révélation que ses péchés avaient été la cause de son malheur. Et à l’instant même où ils lui furent ôtés, sa main fut immédiatement guérie également.

J’ai remarqué que dans la plupart des cas de guérison, Jésus ne disait rien d’autre que ceci : « Tes péchés te sont pardonnés. » Il prouvait par là que le péché était la racine de la maladie et que sa suppression nait la disparition normale de la maladie.

Outre ceux que je viens de décrire, j’ai vu le Seigneur Jésus faire beaucoup d’autres miracles. J’avais pu maintenant m’approcher plus près de Lui mais je ne pouvais pas encore croiser Son regard, bien que je brûlais du désir de Lui parler. C’est alors que lisant mes pensées, le Seigneur Lui-même m’appela. A Sa voix, je me pressai jusqu’à Lui, et là je tombai à Ses pieds et l’adorai. Ce fut Lui-même qui me releva. Il m’accorda le pardon de mes péchés et Il me bénit en posant sur moi Sa main sainte.

Je repartis vers mon pays en me réjouissant dans ma nouvelle vie.

Et bien qu’à cette époque ceux qui étaient Ses disciples et qui confessaient Son nom risquaient la mort, je n’eus aucune crainte.

Et je proclamai ouvertement que Jésus, et Lui seul, était le Sauveur de l’humanité.

 


AU MOMENT DE LA MORT

 

 

         Depuis qu’il a été le témoin de nombreux décès, le Maha Rishi connaît beaucoup de choses à propos du Ciel. Voici ce qu’il dit de ce qui se passe au moment de la mort. Dans les quelques minutes qui suivent immédiatement la mort, c’est à peine si l’homme voit une quelconque différence en luimême. Mais quand les anges lui déclarent qu’il a été transformé, il est surpris de découvrir que bien qu’il ait une existence, il n’a cependant pas de corps palpable. On pourrait appeler ça le premier stade. Dans le second stade, les esprits humains voient devant eux deux voies différentes. L’une est lumineuse, radieuse, tandis que l’autre est obscure. Les esprits des justes sont tout naturellement attirés par le chemin lumineux, mais les esprits des hommes mauvais, parce qu’ils ne peuvent pas supporter la lumière, se précipitent vers les ténèbres pour échapper à la lumière. Le troisième stade, c’est lorsque les esprits apprennent ce que va être leur destinée. Comme cela a déjà été dit, les esprits des justes sont escortés jusqu’au Ciel. Ils sont conduits jusqu’à leurs demeures. On leur remet leur couronne et on leur fait connaître la variété de leurs privilèges. Quant aux esprits des pécheurs, lorsqu’ils examinent leur corps spirituel, ils le découvrent couvert de plaies, de crasse et de lèpre.        C’est la conséquence des fautes qu’ils ont commises dans leurs corps terrestre. Et parce qu’ils sont les enfants des ténèbres, ils courent vers le chemin obscur. « Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu. (Jean 3:20- 21) Ils apprennent alors qu’après le jour du jugement ils seront jetés dans l’enfer. Après cela, ils sont libérés et ont toute liberté d’errer là où ils en ont envie. Mais tout comme les anges de Dieu viennent accueillir les justes qui quittent le monde, les anges déchus se précipitent pour recevoir les esprits mauvais. La grande différence est celle-ci : tandis que les justes se réjouissent à la perspective d’entrer au Ciel, les méchants sont terrorisés à la vue des effroyables visages des anges sataniques, et ils ont l’immédiate et instinctive compréhension de ce qui les attend. En arrivant dans le monde spirituel, les esprits des hommes mauvais cherchent une opportunité de repentance, mais ils ne l’obtiennent pas. Selon qu’il est écrit : « Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles. » (Hébreux 10:26-27) D’un autre côté, les quelques péchés que les esprits des justes emportent avec eux dans l’au-delà – car après tout, la nature de l’homme c’est le péché – sont aussitôt lavés dans le sang de l’Agneau et les rachetés deviennent alors immaculés. Certains pourraient penser qu’après être entrés au Ciel, les esprits n’ont plus rien à faire. Mais ce n’est pas vrai. En effet, à côté de l’action de grâces, de la louange et de l’adoration de Dieu ils ont la responsabilité d’encourager et d’enhardir les serviteurs de Dieu, afin que ceux-ci puissent persévérer dans leurs bonnes oeuvres et servir le Seigneur toute leur vie.

 

 

LA GLOIRE RAYONNANTE DE DIEU

 

 

          La gloire de Dieu est quelque chose qui surpasse toute description. Car Dieu n’apparaît pas seulement assis sur Son trône glorieux. L’éclat de Sa face illumine la moindre parcelle du Ciel, le moindre recoin de ses vastes demeures. A tel point que c’est dans le coeur de chacun de Ses saints qu’on Le voit trôner. En outre, de chaque partie de Son corps de gloire, on peut voir jaillir des rayons de lumière éclatante et des flots de puissance céleste. Resplendissants, ils se propagent très loin et sur une immense étendue, jusqu’à la terre même, où ils pénètrent les coeurs de ceux qu’Il a choisis pour Le servir. Ils sont alors ici-bas un reflet de Sa face. C’est vraiment par ces flots radieux de lumière et de puissance célestes, que sont sanctifiés les coeurs de tous Ses saints.

 

 

Le monde des esprits et le jour du jugement

 

QUATRE AUTRES CATEGORIES D’ESPRITS

 

 

        Il a été expliqué plus haut que pratiquement tous les esprits jouissent de l’entière liberté de visiter n’importe quel endroit du Ciel ou de la terre, selon leurs désirs, mais que les esprits des justes ne visitent que très rarement la terre, car le contact avec le péché répugne leur nature profonde. Mais à côté des esprits qui sont, d’une manière nette, soit des bons soit des méchants, il existe un troisième groupe à qui il n’est pas permis de se promener, ni dans le Ciel, ni sur la terre. Ils sont gardés dans une certaine partie du Ciel où ils sont enseignés sur la personne de Jésus-Christ. Ces esprits ne sont pas autorisés à quitter la zone précise où ils ont été placés tant qu’ils n’ont pas terminé leur période d’instruction. Dans ce troisième groupe, se trouvent les esprits de quatre catégories de personnes. 1) Les enfants et les bébés, qui sont morts avant d’avoir eu la possibilité de comprendre les mystères du Ciel et de la terre. 2) Les débiles mentaux et les ignorants, qui n’avaient pas la ressource de l’intelligence, même s’ils avaient entendu parler de Jésus-Christ. 3) Les aveugles, les muets et les sourds, qui étaient physiquement inaptes à connaître et à comprendre les choses de Dieu. 4) Ceux qui n’ont jamais entendu parler du nom de Jésus et ceux qui sont nés avant qu’Il vienne. Vous vous souviendrez à ce sujet de ce que Jésus a dit au brigand de la croix qui avait cru en Lui. Non pas : « Tu seras avec moi dans le Ciel. » mais « Tu seras avec moi dans le paradis. » Car le paradis est en effet l’endroit où les âmes sont gardées pour être instruites. Et c’est l’endroit où Christ est allé prêcher après Sa mort sur la croix. Dans le paradis, les esprits attendaient depuis des siècles. Ils étaient tellement impatients d’avoir Christ au milieu d’eux pour entendre Sa prédication qu’ils se sont précipités pour L’accueillir au moment où II est mort sur la croix, comme il est écrit : « Les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de personnes. » (Matthieu 27:52-53). Tous les esprits des méchants seront envoyés dans les flammes de l’enfer après le jour du jugement, tandis que tous les esprits des justes vivent dans l’heureuse attente du grand jour, car après celuici, ils commenceront à régner avec le Grand Souverain, et ils connaîtront la joie et le bonheur sans fin.

 

 

LES TEMPS DE LA FIN

 

 

       « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. » (Matthieu 24:7-8) Le grand jour du jugement dont il est question dans la Bible est maintenant très proche. En dehors de moi-même, il y a plusieurs autres serviteurs de Dieu qui attendent patiemment ce jour. Ce sont ceux qui seront enlevés sur les nuées avec le Seigneur Jésus. Leurs corps mortels seront changés en corps célestes et ils suivront le Roi jusqu’à Son trône. Ils régneront avec Lui sur un monde sans fin et ils se réjouiront dans une vie éternelle. Car durant les mille ans qui suivront ce grand jour, le Seigneur régnera sur la terre, et Son trône sera élevé à l’endroit même où il a été crucifié. Pendant ces mille années, le diable et ses complices seront gardés en prison. Puis, après cette longue durée, et pendant trois ans et demi, Satan et son armée seront relâchés. Quand s’achèvera cette courte période, il y aura un jugement de tous ceux qui auront soit rejeté, soit méprisé le Seigneur Jésus. Enfin, à l’issue de ce jugement, ils seront tous jetés dans le feu de l’enfer avec leur chef, le diable, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

 

A PROPOS DE LA GRANDE GUERRE

 

 

        Questionné sur ce qu’il pensait de la guerre de 1914-1918 qui se déroulait alors, le saint vieillard donna la réponse suivante. Les anciennes prophéties sont en train de s’accomplir. Souvenezvous des paroles du Seigneur : « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume. » Les hommes sont devenus si orgueilleux de leur connaissance et de leur science que beaucoup en sont venus à nier l’existence de Dieu. Cependant, c’est aujourd’hui par le moyen même de la science que des vies sont détruites. La fin du monde est très proche. Le grand retour du Seigneur est à la porte. L’ange qui soufflera de la trompette au dernier jour a été placé depuis peu à la porte, et au premier signal du Seigneur il soufflera de la trompette. Mais hélas, bien que le jour soit proche, Son peuple n’est pas prompt à se préparer. Dans Sa grande miséricorde quotidienne envers l’humanité, le Seigneur retarde Sa venue et accorde patiemment du temps à Sa création pour qu’elle soit prête. Mais Il ne va plus tarder encore longtemps. Son jour sera bientôt là. « Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. » (Matthieu 24:42)

 

 

CHRIST APPARAIT SOUS FORME HUMAINE

 

 

        Le Maha Rishi fit aussi savoir que même à l’époque actuelle le Seigneur Jésus-Christ vient encore sur terre sous forme humaine. Cependant, étant donné qu’Il apparaît sous les traits de quelqu’un de très pauvre, ou bien à l’occasion de circonstances très ordinaires, personne ne soupçonne qu’Il puisse être Christ. Donc Il n’est pas reconnu. Mais il y a plusieurs cas de Sa venue discrète dans ce monde. Deux exemples sont relatés ci-après. Premier exemple. Un jour, en Angleterre, un homme des plus ordinaires vint trouver un pasteur et lui demanda la permission de prêcher dans son église, le dimanche suivant. Tout de suite, le pasteur ne fut pas d’accord. Il ne voulait pas satisfaire cette requête, considérant qu’il ne connaissait pas du tout cet étranger, et que de plus il n’avait vraiment jamais entendu parler de lui. Mais après un moment d’entretien, il devint convaincu que cet homme était humble et authentique, et qu’il craignait Dieu. En conséquence de quoi il lui accorda la permission de prêcher dans son église le dimanche suivant. Le sermon qui fut prêché fit une impression extraordinaire sur l’assemblée. C’était comme si l’homme parlait avec une force surnaturelle, avec une autorité spirituelle. Ses avertissements impressionnèrent et touchèrent les gens en profondeur. Après le service, la congrégation se pressa vers la sortie. Tous étaient désireux de rencontrer ce merveilleux étranger. Mais dès que le prédicateur eût atteint la porte de l’église, il disparut de leur vue. Ceux qui constatèrent le fait furent particulièrement étonnés et ils pensèrent que ce devait être un ange. Mais le saint vieillard croit que c’était le Seigneur Jésus Lui-même sous l’aspect d’un homme. Deuxième exemple. Dans une grande église d’une ville d’Angleterre importante, au moment de l’office, juste avant que ne commence l’adoration, un homme très pauvre s’avança et s’assit sur le tout premier banc, celui qu’avait loué un homme riche. Le pasteur, voyant cela, l’en fit partir. Et dans une grande humiliation, l’homme repartit jusqu’au fond de l’église, où il s’assit sur la dernière banquette. Quand le service fut terminé, les gens sortirent et commencèrent à bavarder en formant de petits groupes d’amis. Mais le pauvre homme resta seul. Nul ne prêta attention à lui. Cependant, une petite fille qui l’avait observé plusieurs fois dit à sa mère :

– Maman, viens parler à ce pauvre Monsieur. Demande-lui s’il a besoin de quelque chose. Alors toutes deux s’approchèrent de lui. Elles furent si impressionnées par son comportement et par ses paroles qu’elles lui demandèrent de les accompagner jusqu’à leur maison. Peu après leur arrivée, ils prenaient place pour le repas. Soudain, l’homme se leva du siège qui lui avait été affecté, et s’approchant de la petite fille qui avait manifesté tant de considération à son égard, il posa les mains sur sa tête et la bénit. A l’instant même où il faisait cela, il disparut de leur yeux. Elles se regardèrent alors l’une l’autre, complètement ahuries. Le Maha Rishi déclare que cet homme également était le Seigneur Jésus-Christ Lui-même.

 

 

Entretien avec Jean-Baptiste dans le monde spirituel

 

 

       Une autre fois, le saint vieillard a soudainement fait la rencontre de l’esprit de Jean-Baptiste. Il nous fait le récit fascinant de cette rencontre. Un jour, dans le monde spirituel, j’ai rencontré Jean-Baptiste. Il m’a parlé de plusieurs expériences qui ont été les siennes pendant le temps de son passage sur la terre. Mais l’histoire de sa rencontre avec Jésus-Christ est la plus belle et la plus édifiante. Voilà ce que m’a raconté Jean-Baptiste. « J’étais tout à fait conscient du fait que le Dieu saint m’avait envoyé devant Son cher Fils afin de préparer le chemin pour Lui. J’ai donc fait de mon mieux pour accomplir cette tâche. Dans la crainte de Dieu, et guidé par Lui, je me suis consacré corps et âme à ce ministère qui consistait à aller vers les hommes leur prêcher la repentance de leurs péchés. Mais quand les temps furent accomplis, et que mon cher Seigneur, à la fleur de l’âge, vint recevoir Lui-même le baptême de mes propres mains, je pensais bien que mon travail était maintenant terminé. Car Celui au sujet duquel j’avais prêché, Celui que j’avais annoncé au monde, était maintenant là, présent au milieu de nous. En conséquence, Il allait accomplir Sa propre mission et la mener à son terme. Aussi, peu après Son baptême, je me mis en quête de Lui, afin de Le rencontrer et Lui demander quel autre travail je devais faire. Je Le cherchai plusieurs jours durant mais je ne pus le trouver.” Quand, au bout de quelque temps, je me rendis dans une région désertique. Et là, en plein milieu de cette solitude où Satan avait tenté le Seigneur Jésus puis l’avait quitté, qu’est-ce que je vis ? « Mon cher Seigneur était assis sur un rocher, tandis qu’autour de Lui, au-dessus de Lui et en-dessous de Lui, une immense foule était assemblée. Je me cachai à quelque distance derrière un arbre pour observer cela. Je voulais absolument pouvoir observer tout ce qui se passait, sans L’interrompre. « Ecoute maintenant le récit de cette merveilleuse et très solennelle audience qui se déroulait là, autour du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs, Lui qui cependant – que c’est triste – a été rejeté par les hommes. « Des chérubins et des séraphins, chantant des psaumes et des louanges à Dieu, descendaient du Ciel. Tout autour de Lui, dans l’air, il y avait un rassemblement de saints anges qui se réjouissaient avec toutes sortes d’instruments de musique, et qui chantaient avec des voix élevées. Ils étaient remplis de joie, d’exultation, de louange et d’actions de grâces. La gloire et la lumière de Christ rayonnaient sur chacun d’eux. « Outre les anges et les armées célestes, il y avait un autre groupe, composé de tous les prophètes et saints d’antan, tels Moïse, Elie, Elisée, Samuel, etc. Même Adam lui-même était là. Tous se tenaient dans la présence du Seigneur avec beaucoup d’humilité et un immense respect. Leur adoration et leur prière étaient intenses. « Et à côté de ces deux groupes, il y en avait encore un troisième, composé, lui, de toutes sortes d’animaux sauvages, de reptiles et d’oiseaux, qui se tenaient aux pieds de leur Maître dans une totale soumission. « Il semblait que le désir de chacun était d’atteindre son Seigneur et de se presser à Ses pieds. « Mais le Seigneur Jésus avait d’autres préoccupations. Il se préparait pour Son ministère terrestre et en établissait le déroulement. Quand les anges et les prophètes réalisèrent ce que cela allait être, ils furent très étonnés. Ils devinrent très affligés, remplis de tristesse. A la fin, un ange de l’armée céleste, ne pouvant se contenir plus longtemps, s’adressa au Seigneur : “O maître ! Nous sommes tous prêts, à tout instant, pour Ton service. Te servir, c’est notre vie ! Choisis donc l’un d’entre nous afin qu’il puisse aller donner sa vie à Ta place. Ô maître de tous, dans le Ciel et dans le monde spirituel, pourquoi faut-il donc que ce soit Toi-même qui doive endurer cette souffrance et connaître la crucifixion ?” A ces mots, le Seigneur sourit et répondit :  » Vous ne comprenez pas ce mystère, et il ne vous est pas donné de le sonder. L’oeuvre que mon Père m’a confiée, il est nécessaire que ce soit moi qui l’accomplisse. Votre mort ne pourrait en aucune manière sauver les pécheurs, et c’est pourquoi il faut absolument que ce soit moi-même qui souffre et sois tué, afin que tous les hommes puissent être libérés des liens de Satan, et que la création toute entière soit rachetée. Cette réponse donna satisfaction aux anges, mais ils se dirent entre eux :  » Nous savions parfaitement que l’amour de Dieu était vaste, sans limites et incompréhensible, dépassant toute connaissance. Mais nous n’avons jamais su que Son amour irait jusque là, jusqu’au point de ne pas regretter de donner même Son propre fils, afin de pouvoir montrer Son immense amour pour le monde. Ô Seigneur Tout-Puissant! A Toi soit la gloire! Pour l’éternité! Alléluia ! Amen! « Pendant que les anges étaient ainsi en train de discuter entre eux, Adam, qui se trouvait parmi la foule des saints et des prophètes, commença à parler : “ Ô cher Seigneur, c’est moi qui ai péché. Ce serait donc à moi de porter les péchés du monde entier. Envoie-moi, afin que j’aille recevoir la punition que je mérite !” “ Non! dit le Seigneur. Tu peux mourir uniquement pour toimême ; et pas pour un autre. Et alors ta mort n’aurait pas le pouvoir d’ôter le moindre péché. Il est nécessaire que ce soit moi qui meure ; afin que je devienne le sacrifice expiatoire pour le monde entier.” Ayant reçu cette réponse, Adam ne prononça pas un mot de plus. Puis ce furent Moïse, Elie, et d’autres prophètes qui se mirent à crier : “ Seigneur, ne serait-ce pas bien que nous y allions, nous, au lieu que ce soit Toi ?” “ Non, leur répondit également le Seigneur, vous avez tous achevé votre course. Votre travail sur la terre est terminé. D’autre part, il ne vous est pas possible d’aller dans le monde matériel une seconde fois. Pour cette oeuvre immense qu’est la rédemption, nul n’est suffisamment qualifié, si ce n’est le Fils de Dieu. Et s’Il ne verse pas Lui-même Son sang, le salut du monde ne pourra pas être accompli.” Comme le Seigneur achevait de parler, les trois groupes qu’étaient les prophètes, les saints et les anges disparurent. Il ne resta plus que la création animale. Alors, comme à l’ânesse de Balaam, il leur fut donné à eux aussi l’usage de laparole, et ils firent cette demande au Seigneur de justice de la terre : “ O Seigneur, puisque c’est Adam qui a péché, pourquoi devonsnous aussi connaître la mort alors que nous sommes innocents ?”  » Premièrement, répondit-II, vous n’êtes pas exempts de fautes. Parce que vous vous tuez et vous vous dévorez les uns les autres. Et vous faites aussi beaucoup de blessures dans le monde. Deuxièmement, lorsqu’Adam a péché – lui qui avait reçu tant d’honneur quand il a été créé et à qui l’autorité a été donnée sur la création – cette création elle aussi devait recevoir sa punition. Quand toutes ces créatures animales se furent soumises à leur Seigneur, moi Jean, qui observais toute la scène, j’eus le désir de m’avancer moi aussi pour L’adorer. Mais je n’étais qu’un homme et j’avais peur de ces animaux sauvages. Mais le Seigneur Jésus, connaissant ma crainte, m’appela par mon nom. Je fus grandement encouragé et je m’avançai alors dans Sa direction. Et qu’est-ce que je vis ? Ces animaux sauvages dont j’avais peur s’écartèrent de mon chemin pour me faire un passage… Et quand je fus devant Lui et que je tombai à Ses pieds pour l’adorer, ils disparurent tous de ma vue. Après L’avoir adoré, je lui dis :  » Cher Seigneur, j’ai achevé ma première tâche. Qu’as-Tu maintenant à donner à Ton serviteur pour l’avenir ? Commande à Ton serviteur et il obéira. Fais-moi savoir si je dois me retirer de ce monde et rejoindre le lieu qui m’est préparé pour y attendre Ta venue.  » Non, Jean, lui répondit le Seigneur. Ce n’est pas encore ton heure. Il te faut encore gagner la couronne sans prix des martyrs. Va, continue ton oeuvre jusqu’à ce que mon heure soit venue. Tu as été choisi pour me précéder, pour aplanir le chemin devant moi. Mais sache que tu atteindras le monde spirituel avant moi, et que là aussi, ta mission consistera à préparer les esprits pour mon arrivée. C’est exactement ce que le Seigneur avait dit qui m’est arrivé. J’ai connu le martyre quelque temps après. J’ai alors quitté le monde des mortels et je suis entré dans le monde spirituel. Là, j’ai donné la bonne nouvelle de Jésus-Christ aux esprits et je les ai préparés pour ce qui allait arriver. Et quand vint le jour où notre cher Seigneur donna Sa vie, beaucoup de ces esprits se réjouirent de venir sur terre Lui rendre hommage. N’est-il pas dit dans Matthieu 27:52-53 : « Les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de personnes. » « Quand je reçus cet ordre du Seigneur, mon coeur fut rempli de joie, et je lui adressai mille remerciements pour m’avoir donné une deuxième fois le grand honneur de préparer le chemin devant Lui. Je tombai à Ses pieds et je Lui apportai toute mon adoration. Quand je me redressai, je levai les yeux. Je vis alors le Seigneur assis sur un trône merveilleux, immense et majestueux, et des millions d’anges resplendissants de lumière se tenaient alignés de part et d’autre de Lui. Selon qu’il est écrit : « Personne n’est monté au Ciel, si ce n’est celui qui est descendu du Ciel, le Fils de l’homme qui est dans le Ciel. » (Jean 3:13) Je vis également que beaucoup de trônes entouraient le trône du Seigneur et que sur ces trônes étaient assis Ses saints, portant des couronnes scintillantes et éclatantes de lumière. Alors que je regardais ces trônes, mes yeux s’arrêtèrent sur l’un d’eux qui était vacant. Je me demandais ce que cela pouvait signifier quand un ange m’informa que ce trône avait appartenu à l’ange orgueilleux qui avait élevé sa bannière de rébellion contre le Roi des cieux. Tout le monde connaît bien maintenant sa désobéissance et son nom. C’est Satan. L’ange me dit encore : “A la fin des temps, ce trône sera donné à l’homme qui sur terre aura été le plus humble et le plus rempli de bonté.” Je contemplai quelque temps cet ouvrage infini du Seigneur, et admirant Sa dignité et Sa gloire, je fus rempli de bonheur. « Peu après, quand la vision se fut évanouie de mes yeux, j’adorai à nouveau mon Seigneur et Lui rendis grâces. Puis je quittai Sa douce présence et je m’éloignai. Voir mon Sauveur face à face, Voir Jésus dans Sa beauté, Ô joie ! Ô suprême grâce ! Ô bonheur ! Félicité ! Oui, dans Ta magnificence Je Te verrai divin roi. Pour toujours, en Ta présence, Je serai semblable à Toi. Ta gloire est encore voilée, Ah ! d’un voile ensanglanté. Bientôt sera révélée Ton ineffable beauté. Oh ! Quels transports d’allégresse, Quand Tes yeux baissés sur moi, Me diront avec tendresse : « Je mourus aussi pour toi. » FIN

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